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Maison Naud / Gîte l’Almatoit

Après l’agrandissement, années 50. Coll. SHL

Le 755, rue Price Ouest à Alma, mieux connu sous le nom de l’Almatoit ou encore la maison Naud, est l’une des maisons les plus anciennes du quartier Naudville. Cette construction d’un intérêt inestimable a été le témoin du parcours d’une des figures marquantes du paysage politique almatois, Albert-Georges Naud. Né en 1883 à Lévis, il s’installe dans la région au début des années 1900. Il se marie à Olivine Leclerc et aura quatorze enfants. À cette époque, il travaille pour l’entreprise Quebec Development en s’occupant de la comptabilité pour le développement des centrales hydroélectriques. Puisqu’il est l’un des seuls francophones, on le charge de la négociation d’achat des terrains le long de la rivière Grande Décharge et de la rivière Saguenay. Il s’implique également dans la politique municipale alors qu’il devient, en 1924, le premier maire de la municipalité d’Isle-Maligne et, en 1944, le premier maire de Naudville, la municipalité dont il est l’instigateur.

La maison a été construite en 1905 par un agriculteur du coin, duquel nous n’avons pas d’information. Toutefois, en 1914, elle appartient aux frères Amédée et Horace Côté qui se voient forcés de la vendre à la Quebec Development sous la menace d’un avis d’expropriation. C’est donc en 1927 qu’Albert- Georges Naud se porte acquéreur de la maison et  procède à des travaux d’agrandissement, en plus de solidifier la structure en érigeant une nouvelle fondation faite en pierre, en granit et en mortier. Après son décès, la maison sera reprise par deux de ses enfants qui l’entretiendront pendant des décennies en conservant le cachet qu’on lui connaît aujourd’hui. C’est en 2001 que la résidence devient un gîte et est rebaptisée l’Almatoit. Depuis 2013, de nouveaux propriétaires prennent toujours soin de garder le caractère distinctif de la maison.

Bordée de quelques-uns des plus beaux arbres d’Alma, cette maison de type vernaculaire américain avec plan en « L » se distingue par différentes composantes architecturales, comme la prédominance de la galerie et de ses poteaux carrés doubles en bois avec une base plus large à panneaux, le revêtement de planches de bois à gorge possiblement d’origine sur plusieurs façades et la présence des fenêtres doubles à 4 et à 6 carreaux en bois. On remarque également qu’elle est peu ornementée, seulement quelques encadrements dont la tête est ouvragée autour des ouvertures, la présence de planches cornières et quelques jeux de moulures ornant les pignons. Des volets sont présents, toutefois ils ne sont que décoratifs puisqu’à l’origine on fermait les volets sur les fenêtres afin de diminuer les pertes de chaleur.

Il est intéressant de savoir que la maison est protégée par un plan d’implantation et d’intégration architecturale. Tous travaux de rénovation envisagés sont étudiés par le SARP et le comité consultatif d’urbanisme.

Visualiser l’article tel que paru dans Le Bâtisseur

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